American Psycho, écrit en 1991, c’est l’histoire de Patrick Bateman. Narrateur du roman, Bateman est un golden-boy new-yorkais. Il est riche et il est beau. Il passe ses journées à la salle de gym, à se faire des soins du corps, à sortir avec des filles, à soigner son look, à s’enfiler de la cocaïne, à boire de la vodka. Mais ce n’est pas tout. Bateman est aussi une pourriture, un psychopathe, dans un monde où seuls comptent le fric, le luxe, les filles, le look… Pour tromper l’ennui et parce que cela lui procure du plaisir, il torture à mort des femmes, maltraite les moins riches, les moins beaux, les moins puissants. Parfois, il les tue, aussi. Et cette violence gratuite ne suscite pas le moindre regret. Bateman est une contrefaçon d’Homme. Patrick Bateman a néanmoins de l’admiration, une véritable fascination même, pour une personne : un milliardaire nommé Donald Trump.

La « déshumanisation » et le vide ont quelque chose de fascinant lorsque Brett Easton Ellis s’y colle avec son style « clinique ». Le livre est également drôle (et aujourd’hui assurément savoureusement ringard avec son côté « clip vidéo »).

Aux éd. Robert Laffont