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La collectivité européenne d’Alsace (CEA), c’est le nom donné au nouveau département de l’Alsace, suite à la fusion programmée du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Ses nouvelles compétences ont été précisées par le Premier ministre.

Fin octobre, quelques jours à peine, après l’annonce de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, le Premier Ministre, Edouard Philippe, a précisé les choses quant à la « future Alsace ». Il a confirmé que ce département d’un « nouveau genre » ne quittait pas la Région Grand Est. En ce qui concerne les nouvelles compétences transférées par l’État, elles concernent la politique transfrontalière avec l’Allemagne et la Suisse, le bilinguisme, les routes nationales (et l’A 35) mais également l’attractivité économique et touristique. Tout cela vient s’ajouter aux compétences actuelles. Et « ce premier socle de compétences pourra être complété par le législateur grâce au principe de différenciation inscrit dans le projet de révision constitutionnelle », a également souligné le Premier ministre qui a précisé que l’exemple alsacien pourra être dupliqué ailleurs. « Il faut donner la souplesse nécessaire aux territoires qui le demandent pour avancer. L’Alsace devient une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel de demain ». Une précision qui devrait notamment intéresser Patrick Weiten. Le président du Conseil départemental de la Moselle l’a répété à plusieurs reprises : il veillera à ce que son département bénéficie des prérogatives de l’Alsace en ce qui concerne le transfrontalier et l’apprentissage des langues, notamment. Le siège de la future collectivité qui verra officiellement le jour en janvier 2021, n’a pas encore été choisi même si Strasbourg figure, assurément, en haut de la liste.