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Quasiment un an jour pour jour après la fermeture de la frontière franco-allemande, les nouvelles mesures prises de part et d’autre de la frontière vont de nouveau mettre le quotidien dans ce bassin de vie à rude épreuve.

Un an après le choc du laissez-passer et du retour des contrôles à la frontière franco-allemande, les déclarations d’intention qui suivirent cet été au son de « nous avons été surpris par cette épidémie et éviterons à l’avenir tout retour des contrôles systématiques » sonnent déjà bien creux. Depuis quelques semaines déjà, le département de la Moselle est dans le collimateur de Berlin à cause de son taux d’incidence élevé mais surtout de la propagation des variants anglais et sudafricains sur son territoire. Au vu de cette menace qui planait sur la circulation transfrontalière les décideurs régionaux des deux côtés de la frontière et de tous bords politiques ont mis les bouchées double pour montrer leur volonté de mettre en place une stratégie commune de prévention. La Sarre a par exemple mis 100 000 tests à disposition des entreprises employant le plus de travailleurs frontaliers. L’Eurodistrict SaarMoselle met sur pied un centre de test volontaire à la Brême d’Or entre Forbach et Sarrebruck. Mais ces efforts auront été vains.

Réunis dans une task force, les représentants allemands et français cherchent des solutions plus radicales. Et c’est ainsi que, pour donner des garanties à Berlin, le ministre de la santé Olivier Véran et le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, signent un communiqué de presse commun annonçant l’obligation d’un test PCR de moins de  72 heures pour toute personne pénétrant de Sarre en Moselle, avec une exception pour les travailleurs frontaliers qui devraient se faire tester seulement une fois par semaine. Cette mesure aurait surtout pour effet non pas de dissuader les Sarrois de venir en France mais surtout les Mosellans de se rendre en Sarre puisqu’il leur faudrait un test négatif pour rentrer chez eux. Il faut croire que ces gages de bonne volonté n’auront pas suffi.

Samedi soir, plusieurs sources concordantes annonçaient de placement de la Moselle par l’Allemagne comme « zone à hauts risques » ce qui annonce un durcissement des conditions de passage à la frontière, il est entre autres question de tests PCR quotidiens obligatoires pour les travailleurs frontaliers.