La bataille pour les législatives de septembre est ouvert : en Sarre, les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates serrent les rangs tandis que les partis d’opposition sont affaiblis par des querelles internes. 

C’est l’une des plus petites régions allemandes et pourtant celle qui compte avec Heiko Maas (SPD, Affaires étrangères), Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU, Défense) et Peter Altmaier (CDU, Economie) le plus grand nombre de ministres au gouvernement fédéral. Et ces trois-là espèrent bien faire partie du prochain gouvernement à l’issue des élections législatives de septembre. La Sarre est composée de quatre circonscriptions qui désignent directement un député. Mais grâce au système dit « de deuxième voix », les Allemands votent le 26 septembre non seulement pour un candidat (avec la première voix) mais aussi pour une liste. Celle-ci peut être du même parti que le candidat choisi avec la première voix ou bien il est également possible de choisir un autre parti. C’est pourquoi les candidats qui occupent les premières places des listes ont une grande chance de siéger au Bundestag même s’ils n’ont pas remporté directement une circonscription. Cela avait été le cas en 2017 de Heiko Maas qui avait perdu son duel direct dans la circonscription de Sarrelouis contre Peter Altmaier mais était tête de liste du SPD en Sarre.

Les deux candidats se représentant cette année dans les mêmes conditions, leurs chances respectives d’être élus sont plutôt bonnes. Un autre duel intéressant se profile dans la circonscription de Sarrebruck où l’actuelle Ministre de la défense et ancienne Ministre-Présidente Kramp-Karrenbauer vient défier la jeune Josephine Ortleb (SPD) qui avait ravi de justesse le siège à la CDU en 2017. Peu importe qui remporte ce mandat direct, elles devraient toutes les deux siéger dans l’hémicycle puisqu’elles sont respectivement placée en numéro 1 et numéro 2 sur les listes de leurs partis. Pour les autres partis en revanche, la tâche s’annonce plus compliquée à cause de querelles internes qui agitent aussi bien l’extrême-gauche de Die Linke dont la tête de liste fait l’objet d’une enquête pour usage de faux que l’extrême-droite de l’AFD. Quant aux écologistes sarrois, ils ne sont même pas certains de pouvoir présenter une liste à temps.