aide-moi-si-tu-peux-(©-DR)Jérôme Attal est un touche-à-tout. Il est parolier de nombreux chanteurs tels Johnny Halliday, Florent Pagny, Garou ou encore Vanessa Paradis pour n’en citer que quelques-uns. Il est également scénariste et acteur (Alice Island, 2013 et La Fille aux allumettes, 2009 sur Arte). Écrivain, enfin. Après huit romans, il s’attaque, pour la première fois, au genre polar. Stéphane Caglia, le personnage principal du roman, est flic. Il a été agent infiltrant du Souterrain stellaire, organisation mafieuse, spécialisée entre autre en l’achat d’armes. Seulement, quatre ans après son démantèlement, un ancien membre l’interpelle dans le wagon-bar qui relie le TGV de Genève à Paris. Le réseau n’était pas si dissous que ça. Un tueur à la solde de cette organisation se lancera à sa poursuite… Parallèlement, il va devoir mener une enquête sur la disparition mystérieuse d’une jeune lycéenne de 17 ans, Tamara Georgin. La disparition de l’adolescente semble être liée à d’abominables meurtres. Peut-être, aussi, à ses reprises des chansons des Beatles qu’elle postait sur Youtube. Pour échapper à ce quotidien lourd et déprimant, Stéphane Caglia aime à se réfugier dans les années 80, ses années d’enfance. C’est ce qui fait aussi l’originalité de ce flic. La sonnerie de son téléphone portable est extrait de Boule de flipper. Il arbore régulièrement un t-shirt à l’effigie de son héros Albator. Le lecteur, pour peu qu’il ait dépassé la trentaine (bien sonnée), retrouvera Valérie Kaprisky, Mickael Jackson, « Dirty Harry » et bien d’autres encore. Une petite dose de nostalgie, comme une cerise sur le gâteau, car l’intrigue est également bien ficelée.