Les ministres de l’agriculture de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord mercredi 21 octobre sur une réforme de la nouvelle politique agricole commune (PAC). Elle se caractérise par une volonté de davantage prendre en compte les défis environnementaux et climatiques. Autrement dit, les agriculteurs vont devoir respecter des normes environnementales beaucoup plus strictes, s’ils comptent recevoir des aides financières européennes. Pour bon nombre d’ONG, la PAC n’est pas à la hauteur des défis. Le collectif français « Pour une autre PAC », membre du groupement « Good Food Good Farming » qui fédère 400 ONG et autres associations, parle « d’immobilisme coupable » du conseil qui « condamne la prochaine PAC à servir un modèle agricole obsolète ». En ce qui concerne l’enveloppe de la PAC, elle est de 387 milliards d’euros pour sept ans. Les orientations adoptées par les Etats membres doivent encore faire l’objet de pourparlers avec le Parlement européen, pour une entrée en vigueur en janvier 2023.