1,milliard d’euros. C’est le montant annoncé par le gouvernement pour développer l’agriculture bio, dans les 5 ans à venir. Objectif : faire passer de 6,5 % à 15 % la surface agricole cultivée en bio. Pour financer cette ambition, le gouvernement a, notamment, opéré un transfert dans les aides de la PAC (Politique Agricole Commune). Pour faire court, 4,2 % ont été prélevés dans l’enveloppe du premier pilier (les aides à la production) pour être attribués au second pilier (l’aide au développement rural, à l’installation, aux agriculteurs en zone difficile, à la filière bio, entre autres). Autrement dit, les exploitants non bio, en difficulté pour bon nombre d’entre eux, voient leurs aides directes (à la production) réduites. De moins de 70 millions pour les agriculteurs du Grand Est à en croire la Région. « Ce qui aura de lourdes conséquences pour les agriculteurs de la région Grand Est », souligne son président Jean Rottner qui a écrit au ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, pour s’émouvoir de la situation mais aussi, et surtout, tenter de rectifier le tir, pour la suite. Il est vrai que lors de l’annonce de ce transfert, le ministre avait bien précisé que les conditions de sa mise en œuvre « seront discutées avec les Régions responsables depuis 2013, de la gestion d’une partie des aides du pilier II de la PAC ». Mais c’est du pilier 1 dont il est question ici. Petite inquiétude encore en ce qui concerne le financement de ce milliard destiné au bio puisque à lui seul le transfert ne suffit pas à le financer (et le transfert n’est pas censé ne servir qu’au bio). Il va donc falloir négocier lors de la prochaine PAC.