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Les Britanniques ont choisi, le 23 juin dernier, de quitter l’UE. David Cameron a annoncé sa démission dès les résultats connus. Reste désormais à organiser le divorce. Et à en assumer les conséquences.  

Avec près de 52%, l’avance du « bye-bye ! » s’est avérée un peu plus confortable qu’attendue. Il n’en reste pas moins vrai que le pays est sacrément divisé sur la question. Ce qui ne va pas arranger ses affaires, à court terme, en tout cas. Appréciant peu l’incertitude, les marchés financiers ont réagi en direct live alors que tombaient les premières hypothèses, dans la nuit du 23 au 24 juin. Toutes les places boursières ont plongé. Certes, c’était prévisible mais nul doute que cela fait mal au portefeuille. Et cela pourrait n’être qu’une petite mise en bouche, dans une longue liste de soucis. Il faut désormais enclencher la procédure et entamer des négociations pour fixer les modalités de ce divorce, en sachant que l’UE, qui n’en voulait pas et qui n’a certainement pas envie que la démarche fasse d’autres émules, ne sera pas forcément disposée à gentiment négocier.

Puis viendra le temps de se prononcer sur les accords qu’il conviendra de mettre en place pour organiser les relations commerciales (accords de libre-échange). Tout cela prendra du temps, quelques années (2 ans sont évoqués rien que pour préparer la sortie) certainement. À moins que le Royaume-(Dés)Uni ne choisisse de claquer la porte et de remettre en cause unilatéralement tout une série de clauses du contrat d’adhésion. Quitte à diviser un peu plus encore la population (l’Écosse a majoritairement voté pour rester dans l’UE) et à se mettre à dos le reste de l’Europe. Quel statut pour les nombreux Français installés à Londres et les « Anglais » de Dordogne ? Quel impact sur la circulation des Hommes et notamment des étudiants ? Toute une série de changements affectant le quotidien des Britanniques mais également les ressortissants de l’UE exigent des réponses rapides.