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Les cadres du Grand-Est du Parti Radical se sont réunis courant Mai autour de leur président Laurent Hénart. Deux points importants à l’ordre du jour : l’adhésion du député Patrick Weiten et la stratégie pour 2017. 

« Après avoir fait partie des fondateurs de l’UDI, j’ai tout naturellement choisi le Parti Radical. Je suis pour une France des territoires et dans l’attente d’un acte III de la décentralisation. Je suis pour une France fédérale au sein d’une Europe fédérale avec un État fort et une véritable politique des territoires pour plus de proximité », a souligné Patrick Weiten, député et président du Conseil départemental de Moselle, lors de la réunion du Parti Radical (PR), organisée en mai, à Condé-Northen, en Moselle, qui a réuni les cadres du parti de la Région Grand-Est. Si l’officialisation de l’adhésion de l’élu mosellan et sa nomination au poste de coordonnateur de la section Grand-Est, figuraient en bonne place à l’agenda du jour, les échanges se sont concentrés sur le Manifeste 2017 porté par Bertrand Pancher, député-maire de Bar-le-Duc, qui précise les propositions des Radicaux dans l’optique des présidentielles de 2017 et des prochaines législatives. Ces « idées pour 2017 » pour reprendre le slogan du manifeste, seront peaufinées au fil des mois tout comme la stratégie du parti, mais Laurent Hénart, le maire de Nancy et président du Parti Radical a clarifié certains points. « Nous ne participerons pas à la primaire. Avant de nous exprimer pour l’un ou l’autre candidat, nous devons nous parler, connaître les candidats réellement déclarés à la primaire, leurs valeurs et projets », a-t-il précisé qui s’attend à des négociations rudes et serrées tant sur le projet présidentiel ou pour les législatives : « nous sommes les voisins de gauche des Républicains, les seuls à pouvoir abattre les cloisons. Ce duel fatigue les Français. » Puis a évoqué le mode de scrutin des législatives : « La proportionnelle obligerait à un dialogue et à de véritables négociations. La primaire à droite va rebattre les cartes. Si nous ne nous engageons pas dans une voie républicaine, le populisme gagnera ». Le président Hénart l’a également réaffirmé : le Parti Radical est très attaché à sa liberté qui fait partie intégrante de son ADN. Tout comme les valeurs « humanistes » et le « libéralisme à vision humaine ». Cela se décline par des positions claires, notamment en ce qui concerne la délicate question des réfugiés. « Ce ne sont pas des migrants mais des gens victimes de massacres, génocides et guerres. L’Europe entière devrait avoir un devoir d’asile. Voir que seule Mme Merkel défend cet humanisme européen est triste. Une Europe fédérale en matière migratoire fait partie des solutions. Nous avons besoin d’un nouveau rêve européen, de renforcer le pouvoir régional tout en simplifiant la vie publique des citoyens » a indiqué Laurent Hénart.