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L’A 31 bis ne figurerait plus au registre des priorités de l’État. Rumeur ou info ? Dans le doute, des élus du nord mosellan ont tenu à affirmer que, cette fois, la division ne servira pas d’excuse pour ne rien faire.

L’A31 bis a franchi des étapes ces derniers mois. Mais, pour l’heure, il n’est pas encore certain qu’elle voit le jour. Il a suffi que la presse évoque le fait que le dossier ne figure plus en haut de la pile des priorités de l’Etat, pour que les élus montent au créneau. Ça a, notamment, été le cas dans le nord du territoire ou Rémy Dick, maire de Florange, Pierre Cuny, maire de Thionville et président de l’agglo Portes de France et du sillon lorrain, Pierre Heine, président de l’Arc mosellan et Michel Liebgott, président de l’agglo du Val de Fensch, ont tenu une conférence de presse. Sur la forme, il s’agissait d’afficher l’Union sacrée, histoire de souligner que le temps des divisions, des négociations, des tergiversations entre élus, était terminé. Circulez, il n’y a pas de nids de poule susceptibles d’occasionner des ralentissements, à chercher de ce côté-là. Cela n’empêche pas de discuter, parfois âprement, des différentes options qui sont sur la table comme le confirment les échanges lors des réunions publiques organisées ici et là. Les élus ont d’ailleurs profité de leur conférence de presse pour faire passer quelques messages, notamment redire que la concession de l’autoroute reste la solution la plus « recevable » pour la financer et préciser leur attachement à que Florange soit traversée via un tunnel souterrain.  À noter pour qui souhaite tout savoir sur le projet et son évolution, voire même y apporter sa contribution, qu’un site internet lui est dédié : www.a31bis.fr. À l’issue des échanges, l’État rédigera un bilan « tenant compte des avis et suggestions, afin de retenir un scénario d’aménagement par secteur et d’en poursuivre les études préalables à la déclaration d’utilité publique (DUP).  Ou pas. La décision finale, c’est l’État qui la prendra.