SORTIE LE 23 DÉCEMBRE 2015

Film sur le passé mais aussi le présent, A peine j’ouvre les yeux se déroule peu avant la révolution tunisienne de janvier 2011. Il raconte l’histoire de Farah (Baya Medhaffer), une jeune femme de 18 ans qui désire faire une carrière musicale, contre l’avis de sa famille. Elle chante au sein d’un groupe engagé, découvre l’amour et la vie nocturne, au grand dam de sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits. On ressent d’ailleurs l’ombre du pouvoir oppressant, incarné par Ben Ali, qui voit d’un mauvais œil cette jeunesse qui veut se tenir debout. A travers son personnage principal, la cinéaste tunisienne a voulu donner la parole à ceux qui ne se sont pas repliés dans la violence et l’extrémisme. Farah incarne la Tunisie bouillante et créative, bien décidée à se débarrasser des carcans et des traditions. « J’ai d’abord voulu parler d’une adolescente qui ouvre les yeux et commence à vivre, mais se heurte aux obstacles dressés par ses proches et la société », a notamment confié Leyla Bouzid.