À 18 ans, Jean-Baptiste Waring a quitté Munster pour étudier l’aéronautique et l’aérospatiale, à l’université de Concordia au Québec. Un « changement d’échelle » à tous les niveaux…

Jean-Baptiste Waring a décollé de Munster, mené une scolarité brillante et quitte désormais la Moselle avec un solide bagage qui fera de lui, à n’en point douter, un digne ambassadeur de ses terres d’origine à l’étranger. Car Jean-Baptiste Waring a rapidement décidé de concrétiser une fascination pour l’aviation qu’il nourrit depuis son plus jeune âge : à 13 ans, il passe son brevet d’initiation en aéronautique parmi des candidats qui ont tous dix ans de plus que lui. Brillant élève au lycée Jeanne d’Arc à Nancy en section internationale, il passe son brevet de pilote privé, participant également au Conseil Départemental Junior. Puis, son Bac en poche, le jeune homme décide de s’envoler pour l’université anglophone de Concordia, au Canada. « Étudier à l’étranger m’a semblé important car ce genre de cursus a une grande valeur en France, explique-t-il. Ce sont les spécificités du cursus et de l’enseignement qui m’ont attiré ici plutôt que le prestige. » Jean-Baptiste vient de boucler son premier semestre au sein du Bachelor d’ingénierie de l’université, où il s’est spécialisé en aéronautique et aérospatiale ; une nouvelle formation qui n’a sélectionné qu’une cinquantaine d’étudiants sur dossier.

Entre les cours de mathématiques, mécanique des matériaux, dynamique ou théorie du vol, il découvre un environnement inédit. « Ce qui m’a frappé, c’est le changement d’échelle, notamment concernant l’architecture, raconte-t-il. Venir d’un petit village et arriver ici, c’est une source de fascination permanente, et une vraie chance ! » Plus de 115 nationalités se côtoient au sein de l’université de Concordia, et le modèle d’intégration canadien interpelle Jean-Baptiste. « En France, tout le monde doit s’intégrer, ici on conserve totalement sa culture. » L’expérience se poursuit pendant les ateliers au sein de l’aéroport de Saint-Hubert, où se situe le laboratoire de sa formation : on y a invité Jean-Baptiste et les autres étudiants à travailler sur un Challenger 300. « On est tout de suite dans l’application : une vraie preuve de confiance. »

Quel métier envisage-t-il de faire après ses études ? Une grande question « qui n’a pas vraiment de réponse. On peut travailler dans de nombreux domaines avec un tel diplôme. » Également musicien, il confie qu’il aurait pu être luthier, ou même étudier les sciences politiques. Mais tout le ramenait à sa passion première. « Je me suis totalement plongé dedans car je savais que j’y reviendrai toujours. Ça fait partie de moi. » Si l’incertitude persiste pour Jean-Baptiste Waring quant à la voie à suivre, il pourrait devenir, qui sait, dans quelques années, le premier Mosellan à tutoyer les étoiles…