© Renaud Monfourny

Auteur et scénariste, David Defendi raconte dans Têtes de Dragon aux éditions Albin Michel ce qui se trame dans l’ombre, là où espions, truands et autres barbouzes exercent leurs multiples talents.

« Je suis un tricheur, un meurtrier, une pourriture. J’ai menti, bluffé, contourné les lois, trahi les femmes, mes amis et toutes les personnes qui ont croisé ma route. J’ai braqué des musées et des particuliers, abusé d’innocents malades, tué des hommes dont je ne connaissais même pas le nom ». Ce sont les premières phrases de Têtes de Dragon (Ed. Albin Michel), le dernier roman de David Defendi. Et ces quelques mots résument assez bien l’univers de cet auteur qui excelle dans l’art de raconter ce qui se trame dans l’ombre. Né en 1974, à Dijon, David Defendi en connait un rayon en la matière, il est d’ailleurs le fils d’un ancien agent de la DST. Son premier livre, paru en 2008, chez Flammarion, L’Arme à Gauche raconte comment, en 68, les services secrets français ont infiltré la Gauche prolétarienne. Les services secrets, les truands, la manipulation, le chantage et le crime, il en est encore question dans Les Nettoyeurs (Ed. Fayard), un livre qui raconte les histoires de ses truands et de ses espions au service de la France qui oeuvrent à Londres comme à Marseille, dans les mers du Sud au Golfe du Tonkin, dans les fumeries d’opium de Saigon aux confins du désert algérien. David Defendi ne fait pas qu’écrire des livres. Il travaille également pour le cinéma. Il collabore avec Olivier Marchal à l’écriture de la série policière Braquo (disponible en livre chez Flammarion). Il est également co-scénariste avec le réalisateur Coréen Kim Jee Woon (Bitttersweet Life, J’ai rencontré le Diable) d’une série de quatre épisodes pour Canal +, ainsi qu’avec Ed Burns (The Wire, Generation Kill) sur une série sur l’arrivée des premiers agents de la CIA en France en 1947. Le prochain roman de David Defendi est annoncé pour la fin de l’année.