Les discussions sur les aménagements de l’A 31 focalisent les attentions mais la mobilité transfrontalière à laquelle il importe d’apporter des réponses, ne se résume pas à ce dossier. Alors que les TER sont également déjà bondés, il faut notamment réussir à augmenter l’offre en la matière. Pas simple, certainement, mais l’outil a pour intérêt d’intéresser aussi le Luxembourg qui pourrait, financièrement, soutenir des initiatives liées au « train » (contrairement à l’autoroute). Il est vrai que le projet A 31 bis a pour conséquence de surcharger encore le trafic automobile au Grand-Duché, alors qu’il est déjà compliqué d’y circuler, notamment dans la capitale. Augmenter l’offre en TER, c’est l’une des options sur la table. Il y en a d’autres. André Rossinot, le président du Grand Nancy, a notamment évoqué la création d’un RER ultrarapide entre Nancy et Luxembourg, sans plus de détails, pour l’heure. Du côté de la communauté d’agglomération Portes de France-Thionville, une enveloppe (25 000 euros) a été votée afin d’étudier la pertinence de créer, le long de l’A 31, un monorail équipé de petites cabines, entre Thionville et Luxembourg. Pertinentes, stupides, inopérantes, totalement azimutées… Chacun peut penser ce qu’il veut des solutions évoquées. Si les projections se révèlent pertinentes, la Lorraine comptera 50 000 frontaliers, d’ici une dizaine d’années. À défaut de pouvoir « télétravailler », il va bien leur falloir se déplacer.