Les élus du Grand Est concernés par l’A 31 bis ont rencontré la ministre des Transports, Elisabeth Borne (en photo)à Paris, pour qu’avance le dossier.

Dévoilé le 1er février, le rapport Duron sur les Infrastructures de transport a reconnu le caractère prioritaire, à l’échelon national, de la restructuration de l’A31. Bonne nouvelle pour l’économie régionale et pour les dizaines de milliers de frontaliers (plus de 90 000 frontaliers français travaillent au Grand-Duché) qui l’empruntent, au quotidien, pour aller travailler au Luxembourg, diront les défenseurs de l’A 31 Bis. Des frontaliers dont on sait que les rangs vont continuer dans les années à venir. Il y a donc urgence (et la nécessité de la jouer « collectif » pour que le dossier ne s’embourbe pas à nouveau). C’est le message que se sont attachés à faire passer les élus locaux qui ont rencontré la ministre des Transports, Elisabeth Borne, le 21 février dernier. Conduite par Jean Rottner, président de la Région Grand Est, la délégation comptait les présidents des Conseils Départementaux de la Meurthe‐et‐Moselle et de la Moselle, les maires des Grandes Villes du Sillon Lorrain ainsi que les parlementaires des territoires concernés. Lors de ce rendez-vous différents points ont été abordés, notamment la mise en place d’un calendrier (en sachant qu’une loi d’orientation des mobilités est annoncée pour avril) et le financement de l’infrastructure. Création d’un péage au niveau de Thionville vers le Luxembourg ? Expérimentation d’un écotaxe poids-lourds (abandonnée en 2013) ? Des éléments de réponse sont attendus pour début mars. Au registre du financement, les élus locaux ont d’ores et déjà rencontré le ministre luxembourgeois des Infrastructures pour évoquer un éventuel « co-financement ». François Bausch a précisé que le Luxembourg ne mettra pas la main à la poche mais était disposé à « participer » au financement de projets alternatifs de mobilité transfrontalière (covoiturage, TER…), ce que préconise, aussi, le rapport Duron. La délégation n’a, bien évidemment, pas manqué d’évoquer sa vision « intermodale » du dossier.