Sur le dossier A 31 bis, la Région se propose d’être maître d’ouvrage. Cela ne règle pas tous les problèmes mais peut permettre d’avancer plus vite.

Le dossier de l’A31 bis avance, au pas, depuis des années. Et durant de longues périodes, il est comme l’automobiliste frontalier qui se rend au Luxembourg, au petit matin, à l’arrêt. Alors quand la Région, en la personne de son président Jean Rottner, se propose d’être maître d’ouvrage (dès lors qu’elle dispose de leviers financiers, bien entendu), les pro-A31 bis apprécient car cela permettrait d’avancer. Des élus comme Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de la Moselle, Pierre Cuny, président de l’agglomération Porte de France-Thionville ou bien encore Michel Liebgott, président du Val de Fensch ont confirmé leur soutien. L’affaire est loin d’être pliée pour autant mais cela pourrait débloquer (ou en tout cas accélérer le déblocage) la situation en favorisant la prise de décisions. Sur le tracé, pour commencer, car en ce qui concerne la partie nord, entre Thionville et la frontière (autrement dit là où ça bloque et qui est jugée prioritaire), différentes options sont toujours sur la table. Si l’Etat penche en faveur d’une solution via Florange, tous les élus concernés veillent à ce que voie contourne leur commune. Il faut également composer avec le « terrain » et veiller aux aspects environnementaux. Le choix du tracé aura également des conséquences financières. Pour l’heure, l’Etat penche en faveur d’une concession du tronçon nord, autrement dit un péage. Une solution qui est, là encore, source de divisions, les pros comme les antis ne manquant par d’arguments. L’autre option avancée par la Région consiste à introduire une taxe poids lourds, sur le même principe de celle qui a été supprimée par le précédent gouvernement. Ce qui est clair c’est que quel que soit le financement retenu, il ne faut pas compter sur une participation financière du Luxembourg qui a confirmé qu’il ne mettra pas la main à la poche. Enfin, au registre des priorités, il y a également la nécessité de faire en sorte que l’A31 bis soit retenue comme un équipement structurant dans la loi d’orientation sur les mobilités (LOM) qui précisera les priorités et ambitions de l’Etat, en la matière, pour les années à venir.