La participation financière de l’État dans la création du nouveau pôle hospitalier du sud sera de 433,5 millions d’euros, soit 80% de l’investissement total.

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a présenté le projet de loi autorisant l’État à participer au financement des travaux de construction du Südspidol, lors d’une conférence de presse, le 17 mars.

Le projet « Südspidol » vise à créer sur un site unique un hôpital novateur, axé sur des soins médicaux personnalisés, la sécurité du patient, le « healing environment » et l’économie d’énergie.

Il réunira, dans plusieurs pavillons, situés sur un site unique, l’ensemble des services hospitaliers de l’actuel Centre hospitalier Emile Mayrisch (CHEM), et accueillera également dans son enceinte le Centre François Baclesse (spécialisé dans l’oncologie, et les départements de réhabilitation, de gériatrie et de psychiatrie.). L’ensemble comptera 583 lits.

« Situé à proximité immédiate du quartier Belval à Esch, le Südspidol bénéficiera d’une situation stratégique et centrale dans la région du Sud », a précisé la ministre de la Santé.

Comme prévu par la loi relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, toute nouvelle réalisation d’infrastructures hospitalières dont le coût à charge du fonds hospitalier dépasse la somme de 40 millions d’euros, doit être autorisée par une loi de financement.

Conformément à l’avis émis par la Commission permanente pour le secteur hospitalier (CPH), le projet de loi prévoit le financement par l’État de la construction du nouveau Südspidol pour un montant maximal de 433 542 551 euros, ce qui correspond à 80 % de l’investissement total (les 20 % restants seront assurés par la Caisse Nationale de Santé).

Le futur Centre hospitalier du Sud commencera à prendre forme en 2019 pour une ouverture prévue en 2023. Le projet de loi sera discuté dans les semaines à venir.