BERNARD THOMASSON ( © DR)42km 195. C’est le nombre de kilomètres que doit parcourir un coureur qui entend terminer le marathon. « Courir est mon plaisir. […] Courir est un besoin. […] Courir est une liberté insolente ». Journaliste, écrivain, voyageur et grand sportif, Bernard Thomasson veut faire partager sa passion de la course à pied. Il a participé à une vingtaine de marathons à travers le monde. Il utilise donc son expérience pour raconter l’odyssée marathonienne de Philippe. Chaque chapitre correspond à un kilomètre parcouru. Tous sont donc différents. Chacun apporte son lot de légèreté, de souffrance et de douleurs, d’endurance, de solidarité. Loin d’être une rêverie d’un promeneur solitaire, le marathon n’en est pas moins sujet à réflexion sur un monde d’amitié, d’effort, de dépassement de soi. L’intrigue, qui est de savoir si Philippe parviendra à finir sa course, est prétexte au voyage historique, géographique, philosophique. Découverte ou redécouverte de l’histoire de cette course depuis la bataille en Grèce jusqu’aux 42 marathons actuels parmi les plus connus. Paris se découvre sous les yeux d’un homme aux prises à l’effort. Cela lui laisse le temps de se remémorer les grandes heures de la capitale française, ou de philosopher. « La culture physique permet-elle d’oublier la culture tout court ? […] Rabelais a répondu en incluant le sport à l’éducation humaniste transmise par Ponocrates à Gargantua : « S’exerçant élégamment le corps comme ils s’étaient auparavant exercé l’esprit ». Ce qui ressort de cet ouvrage peut être résumé par les mots mêmes de Bernard Thomasson. « Pourquoi je cours ? Pour vivre ».