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Quinze entreprises agricoles d’Alsace, Lorraine et Champagne ont été récompensées dans le cadre des 24ème Trophées de la Dynamique Agricole et Viticole organisés par la Banque Populaire.

Mettre en lumière le dynamisme des agriculteurs et viticulteurs du Grand Est qui font preuve de savoir-faire, d’initiative et d’innovation. C’est l’ambition de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) avec les Trophées de la Dynamique Agricole et Viticole qui récompensent tous les ans des professionnels de la filière. Cinq catégories sont proposées : la création d’entreprise, l’initiative durable, l’innovation et le savoir-faire technique, les initiatives collectives, et dans un registre différent qui se justifie pleinement compte tenu de la présence de deux des plus grands domaines viticoles du pays, la viticulture.

Le palmarès 2016 a récemment été dévoilé, en présence de Dominique Wein, Directeur Général de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne. Quinze entreprises agricoles et viticoles, soit cinq pour chacune des anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne ont été récompensées parmi les 42 dossiers de candidatures examinées par un jury indépendant, composé de représentants d’organisations agricoles et viticoles. Pour la sélection finale, les jurys se sont basés sur des critères tels que leur créativité, leur savoir-faire, leurs capacités d’adaptation et leur volonté de conduire leurs productions sous le signe de la durabilité.

Expérimenter de nouvelles approches pour relancer des cultures de niche à forte valeur ajoutée. Profiter du passage en bio pour imaginer de nouvelles activités commerciales complémentaires. Oser des élevages originaux. Exploiter les avantages offerts par le digital pour développer ses ventes en circuit court… Ce sont quelques exemples des démarches et stratégies saluées par la Banque. Toutes ces exploitations confirment qu’il est aujourd’hui possible pour un agriculteur ou un viticulteur, un éleveur ou un maraîcher, de vivre de son métier, de conjuguer passion et rentabilité financière, sans nécessairement, d’ailleurs, devoir beaucoup investir.

Il n’est pas question ici de sous-estimer la crise que traverse le monde agricole. Bon nombre d’agriculteurs sont en grande difficulté car ils ne réussissent plus à vivre de leur travail, leur production étant achetée à des prix trop bas. Si l’État comme les régions – notamment le Grand Est- se mobilisent via l’instauration de différentes mesures d’aides, si les banques, à l’image de la BPALC qui compte plus de 8 300 clients agriculteurs et viticulteurs, s’impliquent afin d’aider les professionnels à passer un cap ou à rebondir, il est urgent de changer les règles du marché au profit de ceux qui se lèvent tôt.

Il n’en est pas moins vrai qu’au-delà du « marché », le monde change. Les nouvelles technologies bouleversent la donne tant en ce qui concerne les pratiques agricoles qu’en matière de distribution et de consommation des productions. La prise en compte de l’environnement n’est plus une option mais un devoir. Tout comme le devient le respect des animaux. Quant au public, ses habitudes de consommation ont évolué, là encore portées par le numérique et une appétence grandissante pour les produits authentiques, naturels, éthiques ou locaux.

Ces évolutions s’accompagnent de contraintes nouvelles mais elles génèrent, aussi, des opportunités.  « Ces agriculteurs et viticulteurs témoignent du dynamisme de nos campagnes. Leurs capacités d’innovation confirment également que nos régions ont de belles années devant elles et qu’elles nous réservent encore beaucoup de surprises et d’initiatives remarquables », conclut Dominique Wein.