20 ans et au front« Véritable plongée au cœur du système frontiste – du recrutement sur les réseaux sociaux aux méthodes de formation, de l’implantation locale au succès électoral –, cette enquête de terrain, émaillée de portraits fouillés de jeunes militants et d’élus, nous livre les clés pour comprendre le désarroi actuel d’une partie de la jeunesse et la crise du politique » est-il précisé en quatrième de couverture de cette enquête réalisée par Charlotte Rotman, journaliste à Libération. Ces jeunes se prénomment David, Anne-Sophie, Kévin…Au FN, ils disent venir chercher de l’ordre. Se rebeller aussi. « Il sont besoin d’autorité mais aussi de transgression. Au XXIème siècle, la révolution des jeunes gens 2.0 se fait aussi chez Marine Le Pen » précise l’auteur qui a consacré son précédent livre aux années 68. Pour certains c’est une adhésion par dépit, les oubliés de l’ascenseur social ont besoin d’exister, de se faire entendre. Pour d’autres, au contraire, rejoindre l’extrême droite, c’est l’occasion de faire carrière. De bons soldats que Marine Le Pen accueille à bras ouverts. Qui de mieux que ces gamins pour en finir avec le FN de papa ? Ils sont d’autant plus efficaces qu’à part quelques dérapages racistes en public, ils s’activent en coulisses. Qu’y font-ils ? Quelles sont leurs missions ? Comment servent-ils la « cause » entre deux campagnes aux municipales ? Aux dernières municipales justement, 14 % des candidats frontistes avaient moins de 30 ans.