par Olivier Pierson

Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann

Plus grand succès de Gary Cooper au cinéma, Le train sifflera trois fois ne semblait pas programmé pour les grands honneurs. Outre son petit budget et un interprète principal sur le déclin, ce western culte des années 50 a aussi dû faire face à la pression exercée sur lui par les apôtres du Maccarthysme, qui sévissait alors aux États-Unis. 

C’est l’histoire d’un western atypique qui semblait vouer aux gémonies. Oeuvre majeure du cinéma américain, Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann est apparu sur les écrans dans le contexte tendu du Maccarthysme. La commission des activités anti-américaines fit d’ailleurs pression sur cette production indépendante basée sur un scénario de Carl Foreman, qui sera blacklisté et devra fuir en Angleterre avant la sortie du film. Bonjour l’ambiance…

Tourné en 28 jours et en noir et blanc, ce long-métrage vilipendé par John Wayne, qui le considérait comme anti-américain [lequel réparera cet affront avec Rio Bravo], est arrivé sur les écrans en 1952. High Noon (le titre en version originale) raconte l’histoire d’un shérif qui va devoir affronter seul quatre ennemis. Will Kane apprend le jour de son mariage le retour en ville d’un homme, Frank Miller (Ian MacDonald), qu’il a fait emprisonner et qui revient pour se venger. Il tentera de trouver de l’aide auprès de la population locale. En vain. 

Contrairement aux shérifs offerts par le cinéma d’alors, celui que met en scène Fred Zinnemann montre un héros fragile et en proie au doute. Pour l’incarner à l’écran, le cinéaste avait fait appel à Gary Cooper, après avoir essuyé le refus de quelques-uns de ses pairs, notamment Gregory Peck, Marlon Brando, Kirk Douglas et Burt Lancaster. Le choix – par défaut – de celui qui avait dit non à Hitchcock et à Autant en emporte le vent était pour le moins risqué, à une époque où ce comédien à la silhouette longiligne était considéré comme has been. Cooper, qui avait consenti une baisse de salaire importante pour ce rôle, se révèlera pourtant impeccable, au point où il décrochera un Oscar (son 2e après celui de 1942 pour le Sergent York de Howard Hawks). Pour rester dans le casting, il faut citer la présence de la délicieuse Grace Kelly, qui trouvait avec la femme du marshall son premier grand rôle au cinéma. Le western marquait également la première apparition, dans un rôle muet, d’un certain Lee Van Cleef, qui allait connaître par la suite une belle carrière dans le genre du western spaghetti.

Le train sifflera trois fois dénote aussi dans le domaine de l’action, réduite à sa portion congrue. Le dialogue occupe une large place dans cette histoire d’à peine 1h30, en réussissant la prouesse de ne pas ennuyer le spectateur. Ce western psychologique a aussi pour particularité de se dérouler en temps réel, ou presque. L’action commence à 10h40 et l’on sait que le méchant Frank Miller va descendre de son train à midi. Fred Zinnemann veille à respecter scrupuleusement cette notion de temps. Il glisse d’ailleurs dans le décor de nombreuses horloges pour permettre au spectateur de se repérer, et va même jusqu’à faire porter à son héros une montre à gousset. 

Le train sifflera trois fois fait partie du prestigieux catalogue du National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain. Chaque année depuis 1989, 25 films sont sélectionnés pour intégrer cette institution considérée comme la plus grande bibliothèque de la planète. Des millions de livres et de documents divers y sont répertoriés.

La face cachée du train

En 1975, l’œuvre majeure de Fred Zinnemann a eu droit à un remake pour le moins osé. Le titre dit tout : L’arrière-train sifflera trois fois. Cul-culte ! Ce western érotique signé Jean-Marie Pallardy ne recule devant rien. Le cinéaste, qui finira par se tourner vers le X, détourne joyeusement les codes d’un genre cinématographique qu’il affectionne particulièrement. Le scénario, économe, pourrait se résumer au synopsis : un souteneur du Far West perd sa meilleure prostituée, qui s’est cassé l’arrière-train. L’homme lui trouve des remplaçantes, mais se heurte à un justicier. Inutile de dire que ce nanar bon enfant typique de l’époque ne casse pas trois pattes (à défaut de l’arrière-train) à un canard. Le sens de la narration et du rythme sont totalement intuitifs, tandis que la mise en scène s’avère carrément décontractée du slip. Et on ne parle pas de la liberté de cadrage et des dialogues hauts en couleur qui complètent ce tableau riche en anachronismes et en rencontres incongrues. Bref, un joyeux bordel que ce remake hors de contrôle, où les chevauchées ont lieu dans les chaumières plutôt qu’à travers les plaines.

 

Butch cassidy et le kid westerns

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Butch Cassidy et le Kid de George Roy Hill

Plusieurs fois porté à l’écran, le célèbre tandem de hors-la-loi doit sa plus belle version à George Roy Hill, au passage l’un des cinéastes favoris de Quentin Tarantino. Sorti en 1969 aux États-Unis, Butch Cassidy et le Kid réunit Paul Newman, grande star à l’époque, et une jeune vedette nommée Robert Redford. Ils incarnent des bandits virils et décontractés dans ce western au parfum libertaire. Difficile d’oublier la séquence où Butch-Newman délaisse ses braquages le temps d’une parenthèse enchantée avec l’institutrice Etta Place, interprétée par Katharine Ross. Servi par une photographie remarquable, ce western fut tourné à Grafton, une des plus célèbres villes fantômes en Amérique du Nord, qui fut autrefois un village de pionniers mormons. En 1973, George Roy Hill conviera à nouveau Newman et Redford devant sa caméra, pour les besoins du film L’Arnaque, lequel ne connaîtra pas le même triomphe que son Butch Cassidy et le Kid.

 

Mon nom est personne de Tonino Valerii

mon nom est personne westerns

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Produit par Sergio Leone, Mon nom est Personne est sans doute un des plus beaux westerns jamais réalisés. Il faut le regarder comme un hommage à la fois triste et joyeux à ce genre. Construit sur le duo improbable constitué d’Henri Fonda et Terence Hill (qui avait cartonné dans le western parodique On l’appelle Trinita), le film raconte l’amitié étrange, dans l’Amérique de 1895, qui unit deux hommes que tout semble vouloir opposer, à commencer par leur différence d’âge. Fonda campe une légende de l’Ouest usée, Jack Beauregard, bien décidée à raccrocher son pistolet pour partir finir sa vie en Europe. Hill interprète un jeune loup solitaire, qui dit s’appeler Personne, grand admirateur de ce pistolero bientôt retraité, pour lequel il a imaginé une sortie grandiose en le faisant affronter la terrible Horde sauvage. Mon nom est personne, portée par la musique reconnaissable entre toutes de Morricone, est aussi une réflexion mélancolique sur la filiation, la vieillesse et la fin d’une époque. Sorti en 1973, cet ultime hommage aux héros fordiens fut un grand succès en France, avec près de 5 millions d’entrées.

 

Pendez-les haut et court westerns

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Pendez les haut et court de Ted Post

Film qui a lancé la carrière de Clint Eastwood aux États-Unis, après son succès dans la trilogie de l’Homme sans nom sous la houlette de Sergio Leone, Pendez-les haut et court s’inscrit dans la grande tradition des classiques du western. Réalisé par Ted Post, alors plus prolifique pour le petit écran que le grand, ce long-métrage a connu un succès critique et public à sa sortie en 1968, notamment en France, où il attira près d’un million de spectateurs dans les salles. Pendez-les haut et court porte une réflexion sur la notion de justice et d’injustice. Eastwood, qui dans un premier temps ne souhaitait pas faire un 4 western de suite, y incarne Jed Cooper, accusé à tort d’avoir volé du bétail et sauvé miraculeusement de la mort après qu’un groupe d’hommes a décidé de le lyncher. Il sera par la suite engagé comme marshal auprès d’un juge qui le chargera de ramener vivants ses bourreaux, afin qu’ils puissent être traduits en justice. On y croise aussi l’actrice suédoise Inger Stevens, qui succombera à une overdose médicamenteuse quelques années plus tard.

 

Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone

Il était une fois dans l'ouest westerns

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Ce film culte, c’est d’abord une musique. Mieux, un thème, celui de l’Homme à l’harmonica, ciselé par Ennio Morricone. Plus de 50 ans après sa sortie, Il était une fois dans l’Ouest n’a rien perdu de sa tension dramatique, avec ses gueules inoubliables immortalisées dans des gros plans, véritable marque de fabrique de Leone. Quand ce western dit spaghetti (terme qui horripilait le cinéaste italien) sort, le genre est en déclin aux États-Unis. L’œuvre du metteur en scène de la trilogie du dollar va lui apporter un second souffle. Il était une fois dans l’Ouest, c’est un mélange de sueur, de sang et de poussière, mais aussi un casting aux petits oignons, avec Claudia Cardinale, Charles Bronson ou encore Henry Fonda pour tirer la locomotive. Fonda est parfait dans la peau d’un tueur de sang froid, au passage son premier rôle à contre-emploi. Ce film racontant l’histoire d’un mystérieux cowboy cherchant à se venger fut un triomphe en Europe, contrairement aux États-Unis, où il fut même amputé de quelques scènes à sa sortie en 1968. Rien qu’en France, ce sont près de 15 millions de spectateurs qui sont allés le voir, ce qui le place en 5e position des plus gros succès dans l’Hexagone. 

 

La chevauchée fantastique westerns

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La chevauchée fantastique de John Ford

Parler western sans citer le chef d’œuvre de John Ford serait un sacrilège. Il s’agit du film qui a révélé John Wayne, dont ce fut la première collaboration avec le cinéaste. Les paysages grandioses de Monument Valley, la qualité de la réalisation et la richesse des personnages expliquent en grande partie le succès de cette œuvre emblématique du cinéma US. La prédominance de la psychologie au détriment de l’action avait à l’époque douché l’enthousiasme des spectateurs américains, contrairement aux salles européennes, où l’accueil avait été plus généreux. La chevauchée fantastique est sorti en 1939, qui marque le début de l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Cette année-là, d’autres grands classiques verront le jour comme Autant en emporte le vent et Le Magicien d’Oz. La traversée évoquée dans le titre est celle que va accomplir un petit groupe de 6 personnes à bord d’une diligence à travers l’Arizona. Elles seront escortées par la cavalerie américaine, alors que plane la menace des Apaches, sur le pied de guerre, avec à leur tête le célèbre Geronimo.

 

Little Big Man d’Arthur Penn

Little big man westerns

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Sorti en 1971, ce western adopte le regard des Amérindiens sur la conquête de l’Ouest américain. Little Big Man raconte l’histoire hors du commun d’un petit garçon recueilli par les Cheyennes, après le massacre de sa famille par des Indiens. Adulte, il prend les traits de Dustin Hoffmann. Son personnage de Jack Crabb sera surnommé Little Big Man en raison de son immense courage. Par la suite, après le massacre de sa tribu par les Blancs, il sera recueilli par un pasteur et sa femme. Il s’agit d’un des rôles les plus marquants de Dustin Hoffmann, inoubliable dans la peau de cet homme au destin singulier tiraillé entre ses deux cultures, et à qui un journaliste rendra un jour visite pour rétablir la vérité sur le génocide amérindien. Agé de 121 ans, il est le seul Blanc à avoir survécu à la bataille de Little Big Horn, une des plus éclatantes victoires des Indiens face à l’armée américaine, emmenée par le colonel Cluster, en 1876. Jack Crabb lui racontera alors les tribulations tragi-comiques de son existence, ce qui explique les nombreux flashbacks qui rythment le récit. Avant de devenir le chef d’œuvre que l’on connaît, Little Big Man a été un roman, sorti sous la plume de Thomas Berger, en 1964.

 

Django Unchained westerns

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Django Unchained de Quentin Tarantino

Après les nazis dans Inglorious Basterds, Tarantino s’attaque ici aux esclavagistes de l’Amérique ségrégationniste. Il choisit l’angle du western spaghetti – hommage à peine masqué à Sergio Leone, qu’il vénère – pour raconter l’histoire d’un esclave fraîchement évadé (Jamie Foxx) qui tentera de libérer sa compagne (Kerry Washington), retenue par un riche et machiavélique propriétaire de plantations (Leonardo DiCaprio). Cette production baroque ne lésinant pas sur les cartouches de revolver marque aussi les retrouvailles du cinéaste avec l’acteur autrichien Christoph Waltz, qui avait éclaboussé de son talent Inglorious Basterds dans la peau d’un colonel SS. Cette fois, il joue un chasseur de primes qui croisera la route de l’esclave revanchard et lui apportera son aide. Django Unchained s’inscrit dans la lignée du révisionnisme déjanté que Quentin Tarantino a appliqué dans Inglorious Basterds. Il prend le même plaisir à jouer avec les codes de la musique, insérant dans la bande son des touches de Johnny Cash ou de funk, là où les puristes espéraient en secret quelques réminiscences d’Enio Morricone. Et ça marche. 

 

Un homme nommé cheval d’Eliot Silverstein

Un homme nommé cheval

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Considéré comme un des films fondateurs du nouveau western, ce film sorti en 1970 est souvent cité pour la qualité de sa reconstitution ethnographique. Les costumes, les accessoires et les attitudes ont ainsi été recréés avec la plus grande authenticité possible, en s’appuyant sur une solide documentation, mais aussi sur l’aide des Sioux présents sur le tournage comme figurants. La fameuse cérémonie d’initiation est à ce titre un bel exemple du grand souci accordé au détail. L’histoire d’Un homme nommé cheval est celle d’un lord anglais réduit à l’état de bête par une tribu qui l’a capturé alors qu’il chassait, et qui finira par changer son regard sur cette culture réduite, à tort, à sa cruauté. L’imposant Richard Harris (Orca, Gladiator) incarne le captif britannique John Morgan, qui finira par tomber amoureux de Running Dear (jouée par Corinna Tsopei, miss Grèce 1964), la fille du chef sioux Yellow Hand. Celui-ci prend les traits de Manu Tupou, originaire des îles Fidji. 

 

Le bon la brute et le truand

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Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone

Troisième chapitre de la trilogie du dollar, comme on l’a appelée (après Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus), Le bon, la brute et le truand, sorti en 1966, achève de manière magistrale ce pavé culte signé Sergio Leone. La séquence finale est à elle seule une invitation à regarder ce western sale et poussiéreux, qui oscille entre le drôle et le sérieux, mais aussi entre scènes contemplatives et accès de violence. On assiste au duel des trois protagonistes, incarnés à l’écran par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach (des gueules comme on dit), qui s’apprêtent à mettre la main sur un joli pactole enterré dans la tombe d’un soldat inconnu. Ce face-à-face d’un grand lyrisme, où les trompettes convoquées par le maestro Morricone apportent leur écot à la tension de ce final mythique, a pour cadre le cimetière de Sad Hill, fourni par la province de Burgos en Espagne et qui compte parmi les décors légendaires du 7e art. On ne peut que savourer ce morceau d’anthologie, comme on ne peut que savourer ce long-métrage qui participa au renouveau du western, alors tombé en désuétude. Un classique qui n’a pas pris une ride.

 

Les sept mercenaires

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Les Sept Mercenaires de John Sturges

Autant le dire tout de suite : le remake de ce film culte, sorti en 2016, ne lui arrive pas à la cheville. Sorti en 1960, Les sept mercenaires de John Sturges bénéficie d’un casting impressionnant : Eli Wallach, Charles Bronson, Steve McQueen, James Coburn, Robert Vaughn et Horst Buchholz. Une jolie brochette de cavaliers intrépides menés par le charismatique Yul Brynner, dont la notoriété était alors plus grande que celle de ses camarades. Dans ce western porté par la musique inoubliable d’Elmer Bernstein, tout ce joli petit monde se porte au secours d’un petit village de paysans en proie aux raids incessants de bandits menés par le pilleur Calvera. Avec son mélange d’humour, d’action et d’émotion, Les sept mercenaires a ouvert la voie au western spaghetti. Ellie Wallach jouera d’ailleurs par la suite dans Le bon, la brute et le truand, Charles Bronson dans Il était une fois dans l’Ouest, tandis que James Coburn incarnera un révolutionnaire irlandais dans Il était une fois la révolution.

 

Jeremiah Johnson

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Jeremiah Johnson de Sydney Pollack

Sans doute un des plus beaux rôles de Robert Redford, alors au faîte de sa beauté, dans cette ode à la nature et à la solitude d’une étonnante modernité. Inspiré d’un personnage qui a réellement existé – John Garrison de son vrai nom, surnommé le mangeur de foie (il appréciait, paraît-il, celui de ses ennemis) – Jeremiah Johnson n’a rien perdu de sa force poétique. Dans ce western contemplatif à rebours des classiques du genre, où la culture amérindienne est dépeinte avec réalisme et sans manichéisme, on suit le destin d’un soldat qui a décidé de quitter le monde civilisé après la mort de sa femme et de son fils, massacrés par des Indiens. Confronté à un milieu qu’il ne connaît pas, il apprendra le métier de trappeur et finira par faire la paix avec les Indiens. Sorti en 1972, cette œuvre universelle frappe toujours par la beauté onirique et l’émotion qu’elle procure. Jeremiah Johnson rappelle des films comme Into The Wild et The Revenant, sortis bien plus tard, avec pour socle commun le sentiment de communion avec la nature et les grands espaces, mais aussi l’introspection. Un voyage initiatique et une formidable épopée humaine à voir ou à revoir !

 

Soldat Bleu de Ralph Nelson

Soldat bleu

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Si vous cherchez un western à contre-courant des classiques du genre, vous l’avez. Ce Soldat Bleu mis en scène par Ralph Nelson ne laisse pas indifférent. La scène finale est d’une extrême violence. On assiste au massacre de 700 Cheyennes par l’armée américaine, qui trucide aussi bien les hommes que les femmes et les enfants. Mal aimé à sa sortie, ce film choc dénonce l’impérialisme de l’Oncle Sam dans la lignée des contestations engendrées par la guerre du Vietnam. Il s’appuie sur le massacre de Sand Creek, qui a eu lieu en 1864 et fait indéniablement partie des pages sombres de l’histoire américaine. Le plus surprenant, c’est le ton léger et grivois adopté, qui tranche avec les scènes de violences radicales, en particulier à la fin. Peter Strauss et Candice Bergen sont les personnages centraux de cette dénonciation frontale de l’extermination des Amérindiens par les envahisseurs blancs. À ne pas mettre devant toutes les pupilles, mais assurément une œuvre utile.