par Olivier Pierson

Y a-t-il un pilote dans l’avion ? des Frères Zucker et Jim Abrahams

En 1980 débarquait sur les écrans une comédie loufoque parodiant les films catastrophe. Son nom : Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Le genre d’histoire – et surtout d’humour – réservé exclusivement aux amateurs de non sens, sous peine d’exploser en plein vol. Un divertissement extraterrestre qui a traversé les générations et qu’il ne faut pas se priver de (re)voir en cette période guère folichonne. 

C’est l’histoire d’un vol vers Chicago qui va connaître quelques turbulences. Sauf qu’ici, c’est à l’intérieur de l’avion que l’agitation va avoir lieu. Ça commence avec un empoisonnement alimentaire qui va mettre l’équipage sur la touche, forçant une hôtesse de l’air (Julie Hagerty) à se tourner vers un de ses ex (Robert Hayes), présent parmi les passagers. Un ancien pilote de chasse. Voilà pour l’entrée.

Le plat de résistance est quant à lui un véritable fast-food de gags aussi débiles que loufoques, poussés à leur paroxysme, qui se succèdent à une cadence infernale. Ceux qui ont pris place à bord de ce long-métrage pas comme les autres s’en souviennent encore. Les plus accros connaissent les répliques cultes par cœur. La comédie en est truffée. Par exemple le pilote, avec ses sous-entendus équivoques, limite pédophiles, qui demande à un jeune garçon venu visiter le cockpit s’il aime les films sur les gladiateurs, ou s’il a déjà été dans une salle de gymnastique…

Ce film qui a remboursé son maigre budget (3,5 millions de dollars) en deux jours d’exploitation aux États-Unis, et qui deviendra le 2e plus gros succès de l’année 1980 dans ce pays, c’est Y a-t-il un pilote dans l’avion  ? Il ouvrira la voie à d’autres productions tout aussi cultes : Top secret en 1984 et Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? en 1988. Ils ont en commun un collectif de cinéastes sans limites dont l’acronyme ZAZ fera le tour de la planète. ZAZ pour les frères Zucker (Jerry et David) et leur comparse Jim Abrahams. Le trio s’était fait connaître en signant le script d’Hamburger Film Sandwich (1977), autre poids lourd dans le genre potache et bordélique. 

Difficile de ne pas éclater de rire dans ce tourbillon délirant sans fin, où le gag est à la fois auditif, visuel ou référentiel. Les auteurs ne se gênent pas en effet pour faire des clins d’œil amusés à quelques succès des années 70 comme Les dents de la mer de Steven Spielberg (1975) ou La fièvre du samedi soir de John Badham (1977). Il faut aussi, et c’était d’ailleurs une trouvaille des metteurs en scène, prêter attention à tout ce qui se passe à l’arrière-plan, qui fourmille de détails. 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ? a aussi remis sur le devant de la scène de vieilles gloires en quête de renouveau et qui étaient connues pour leur absence – apparente – d’humour. Les rôles secondaires ont été distribués Lloyd Bridges, qui finira défoncé à la colle, Robert Stack ou encore Peter Graves, lequel a longtemps hésité avant d’accepter le rôle du commandant Havoux et ses allusions bizarres. Il ne faut pas oublier Leslie Nielsen, dont la carrière sera relancée grâce au film des ZAZ et qui deviendra par la suite une vraie star comique. 

Il faut également citer la présence de l’ancienne star des Lakers de Los Angeles Kareem Abdul-Jabbar, qui apparaît dans la peau du co-pilote. Dans une entrevue accordée pour les 35 ans de la sortie du film, les réalisateurs avait évoqué une anecdote au sujet de l’ancien basketteur. « Lorsqu’on lui a proposé le rôle de Murdock, nous lui avons proposé 30 000 dollars. Son agent est revenu vers nous pour demander 35 000 dollars, parce que c’était le prix d’un tapis qu’il voulait acheter. C’était un tapis d’orient, une oeuvre d’art. Deux semaines plus tard, dans le Time, on a vu une photo de Kareem posant devant ce tapis qu’on lui avait permis de s’acheter. »

Séquences inoubliables

Tout film culte comporte ses scènes mythiques. Y a-t-il un pilote dans l’avion ? ne fait pas exception. 

Ennui mortel. – L’ancien pilote de chasse Ted Striker, un vétéran de la guerre traumatisé campé par Robert Hayes, qui ressasse ses souvenirs à côté d’une dame âgée. Cette dernière finit par se pendre tellement ça a l’air long et pénible.

Faites la queue. – La femme prise d’une crise de panique, que plusieurs passagers vont tenter de ramener à la raison, chacun à sa manière. Ça commence gentiment, avec quelques petites secousses, puis des gifles, puis des méthodes plus musclées. Une longue file s’est formée devant la malheureuse. Parmi ceux qui attendent leur tour, un homme avec des gants de boxeur, une dame âgée tenant un revolver, une dame munie d’une batte de baseball… et même un bouddhiste !

Un peu d’air et ça repart. – Quand Élaine branche le pilote automatique en suivant les instructions du contrôleur aérien à Chicago. Sauf que l’ersatz gonflable va finir… par se dégonfler. L’hôtesse de l’air sera alors contrainte de lui redonner du tonus en soufflant dans la valve du commandant factice, située sous la ceinture. On vous fait pas un dessin.

 

La tour infernale films catastrophe

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La Tour infernale de John Guillermin

Gros succès de l’année 1975, La tour infernale est un incontournable des films catastrophe. Il raconte l’histoire d’un incendie qui se déclare dans la plus haute tour du monde le jour de son inauguration, avec tout ce que cela comprend d’invités de marque. Deux acteurs de rêve le portent littéralement sur leurs épaules : messieurs Paul Newman et Steve McQueen, au passage les mieux payés au monde à l’époque. Le premier campe le colonel des pompiers appelés à la rescousse, tandis que le second prête ses traits à l’architecte qui a conçu l’édifice. Ce grand classique des années 70 se distingue aussi par sa flopée de seconds rôles de haut niveau, de Faye Dunaway à Fred Astaire, en passant Robert Wagner et William Holden. La tour infernale a inspiré de nombreux films par la suite, à commencer par Piège de cristal (avec Bruce Willis) de la saga Die Hard. Dans un registre plus léger, on peut également citer La tour Montparnasse infernale, enfanté par le duo Éric et Ramzy.

 

Twister de Jan de Bont

Twister films catastrophe

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Deuxième plus gros succès au box office mondial en 1996, derrière l’indétrônable (et indigeste) Independance Day, le Twister de Jan de Bont (Speed, Tomb Raider 2) suit les pas d’une petite équipe de météorologues du Midwest dont le quotidien consiste à observer les tornades sur leur terrain d’élection. Au fil du récit, ces forces de la nature ont d’ailleurs tendance à gagner en volume. La dernière apparaissant à l’écran, de force 5, surnommée « le doigt de Dieu », offrira à deux de ces aventuriers casse-cou un angle d’approche comme ils n’en avaient jamais vu. Bill Paxton et Helen Hunt sont les personnages centraux de ce blockbuster parfumé d’amour où l’on retrouve aussi le regretté Philip Seymour Hoffman, immense acteur parti bien trop tôt. À noter que ce film pourrait connaître une seconde vie sur les écrans. C’est en tout cas le souhait des Studios Universal, qui a confié cette mission à Joseph Kosinski. Le cinéaste n’en serait pas à son premier reboot puisque c’est lui qui a mis en boîte la suite de Top Gun, attendu sur les écrans cet été. Une autre tornade à prévoir.

 

28 jours plus tard films catastrophe

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28 jours plus tard de Danny Boyle

Après le succès mitigé de La plage (2000), le Britannique Danny Boyle avait frappé un grand coup en dépoussiérant le film de zombies. S’il utilise les codes du genre, à commencer par la propagation fulgurante d’un virus rappelant la rage, le cinéaste livre au spectateur des morts-vivants qui n’en sont pas vraiment. Les enragés qu’on croise dans 28 jours plus tard sont en réalité des personnes infectées, en proie à une épidémie qui rend les gens incontrôlables et hautement agressifs. Cinquième production du metteur en scène de Trainspotting, ce film post-apocalyptique sorti en 2003 s’articule autour du personnage incarné par Cillian Murphy, inconnu à l’époque et qui connaîtra par la suite une carrière florissante (Batman Begins, Inception, Dunkerque). Il y interprète un coursier londonien qui a été renversé par une voiture et se retrouve dans une ville fantôme après être sorti du coma. Le genre de scénario qui aurait pu avoir été écrit en 2020, si vous voyez ce que l’on veut dire…

 

Titanic de James Cameron

Titanic films catastrophe

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Bon, c’est vrai, en terme de suspens, le film de James Cameron ne casse pas trois pattes à un canard. Pour le reste, force est de constater qu’à sa sortie, cette grosse production a tout emporté sur son passage. On retiendra surtout l’histoire d’amour entre Rose et Jack, campés par Kate Winslet et un Leonardo DiCaprio au physique d’adolescent. Les effets spéciaux, époustouflants, sont l’autre point fort de ce drame connu d’avance, en particulier la séquence finale, d’un très grand réalisme. On n’épiloguera pas sur le fait qu’il y avait de la place pour deux personnes sur le morceau de planche flottante à la fin de Titanic, ce qui aurait permis à Jack de ne pas finir en Mister Freeze. On citera en revanche la cascade de récompenses qu’on a attribuée à ce qui fut le plus gros succès de l’année 2010. Rappelons que ce poids lourd des films catastrophe a raflé 11 Oscars, égalant ainsi le record de Ben Hur (1960) et du Seigneur des Anneaux : le retour du roi (2004). Il a aussi amassé près de 3 milliards de dollars de recettes, tandis que le tube de Céline Dion, My Heart Will Go On s’est incrusté dans bien des mémoires… pour le meilleur, ou le pire.

 

La guerre des mondes films catastrophe

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La Guerre des mondes de Byron Haskin

Lorsque ce film sort en 1955, la science-fiction n’est pas vraiment le genre en vogue à Hollywood. Ça n’empêchera pas Byron Haskin de prendre un risque en adaptant pour le 7e art le célèbre roman de H.G. Wells. L’action se déroule dans une petite ville de la Californie, qui sera envahie par des extra-terrestres. Ces derniers apparaissent d’ailleurs très peu à l’écran (un choix judicieux). Ce grand classique des années 50 tire son intensité de ses effets spéciaux, très spectaculaires pour l’époque et qui engloutiront une bonne partie du budget. La guerre des mondes ouvrira la voie à d’autres productions du genre comme Planète interdite (1956), qui sera produit par la MGM. Byron Haskin récidivera pour sa part en signant La conquête de l’espace en 1955. Bien des années plus tard, c’est Steven Spielberg qui proposera une nouvelle version de La guerre des mondes, en confiant le rôle principal à Tom Cruise. Un remake bien plus spectaculaire que son prédécesseur.

 

Armageddon de Michael Bay

Armageddon films catastrophe

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À l’instar de Titanic, difficile d’oublier le thème musical principal de ce long-métrage mêlant efficacement action et humour. On parle de la fameuse chanson I Don’t Want to Miss a Thing d’Aerosmith, dont la fille Liv Tyler fait partie du casting. Un casting au passage très costaud, où l’on retrouve Bruce Willis, Ben Affleck, Billy Bob Thornton, Steve Buscemi, Owen Wilson et le regretté Michael Clarke Duncan (le monumental et touchant John Coffey dans La ligne verte). Réalisé par Michael Bay, un habitué des productions hypertrophiées (Rock, Transformers, Pearl Harbor), Armageddon raconte l’histoire d’une équipe de foreurs expérimentés qui va devoir sauver la Terre, menacée par un astéroïde de la taille du Texas. Comment ? En plaçant une bombe nucléaire dans le ventre de cet ennemi venu de l’espace, histoire de le faire exploser pour le couper en deux, et éviter ainsi une collision dévastatrice. Harry Stamper (Willis) est le capitaine de cette bande hétéroclite recrutée par la NASA pour accomplir cette mission délicate, pour ne pas dire suicidaire, au terme de laquelle certains ne reviendront pas. L’amour, lui, sera sauf. Ouf.

 

Sully film

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Sully de Clint Eastwood

Pour son 35e long-métrage en tant que réalisateur, Clint Eastwood était allé puiser son inspiration dans un fait divers. Un miracle même, qui avait valu au commandant Chesley Burnett Sullenberger d’être désigné comme un héros par la presse et l’opinion américaine. Sully (le surnom de cet homme sans histoire) retrace en effet l’amerrissage spectaculaire qui avait eu lieu au large de Manhattan, le 15 janvier 2009. Ce jour-là, le pilote de l’US Airways avait sauvé ses 155 passagers en se posant sur les eaux glacées de l’Hudson, après que des bernaches ont endommagé deux réacteurs. Ce drame biographique ne se limite pas à cette prouesse spectaculaire. Il revient surtout sur le combat mené par ce commandant pour défendre son intégrité, alors que les assureurs et les bureaucrates de la compagnie aérienne font tout pour le discréditer, eux qui lui reprochent d’avoir pris des risques inconsidérés en ne respectant pas les consignes de vol. Plutôt que de s’en remettre au protocole, Sully avait laissé parler son flair et son expérience, avec la suite que l’on sait. Tom Hanks incarne tout en sobriété ce personnage ordinaire au destin extraordinaire. 

 

Contagion de Steven Soderbergh

Contagion films catastrophe

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Voilà un film qui a eu droit à une seconde jeunesse au cours de la dernière année sur les plateformes de téléchargement et de streaming. Il faut dire que la scénario anxiogène de Contagion présente de nombreuses similitudes avec la crise sanitaire actuelle. Cette œuvre de fiction très bien documentée raconte en effet la progression fulgurante d’un virus particulièrement dangereux, le MEV-1,  à travers le monde. La pandémie y est racontée point par point, de la recherche du patient zéro à l’identification du virus, de la nécessité des scientifiques d’éduquer les pouvoirs publics à la mise en quarantaine de zones infectées. Ce thriller très réaliste signé Steven Soderbergh a été inspiré par les épidémies de SRAS en 2003 et de la grippe A en 2009. Le film choral réunit aussi une pléiade de stars internationales, de Matt Damon à Jude Law et Kate Winslet, en passant par Laurence Fishburne, Gwyneth Paltrow ou encore  notre Marion Cotillard nationale.

 

En pleine tempête films catastrophe

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En pleine tempête de Wolfgang Petersen

Pas le genre de film à regarder si vous n’aimez pas la mer et les virées au grand large. Dans celui mis en scène par le cinéaste allemand Wolfgang Petersen (Air Force One, Troie), on découvre la vie de pêcheurs qui peinent à gagner leur croûte. Billy Tyne est l’un d’eux. George Clooney incarne ce capitaine d’un bateau de pêche à l’espadon, l’Andrea Gail, obligé avec ses hommes d’aller chercher son gagne-pain dans des eaux tumultueuses situées très loin de la côte. Au cours d’une de leur sortie, lui et son équipage devront affronter une terrible tempête avec des vagues grandes comme des immeubles. Le résultat est pour le moins spectaculaire et les effets spéciaux s’avèrent à la hauteur dans ce long-métrage adapté du livre du journaliste Sebastian Junger. Il est inspiré d’une histoire vraie, survenue en 1991 et qui s’était terminée tragiquement pour les 5 hommes de l’Andrea Gail. Outre Clooney, Mark Wahlberg (un des membres de l’équipage pris au piège), et Diane Lane, qui incarne l’épouse de Billy Tyne, constituent les figures les plus connues de ce très bon divertissement. Il s’agit par ailleurs du 2e volet de la trilogie marine de Wolfgang Petersen, après Das Boot et avant Poséidon.

 

L’Aventure du Poseidon de Ronald Neame

L'aventure du Poseidon

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Bien avant que le Titanic ne coule à nouveau pour les besoins du 7e art, sous la direction de James Cameron (1997), Ronald Neame s’était lui aussi essayé à la catastrophe en pleine mer. En 1972, le roman de Paul Gallico, L’aventure du Poséidon, était porté à l’écran, de manière assez fidèle. Pour l’anecdote, l’écrivain s’était inspiré d’une expérience vécue à bord du Queen Mary lors d’un de ses voyages. Grand classique des films catastrophe des seventies, l’œuvre de Neame raconte le Nouvel An pour le moins chahuté des passagers d’un yacht luxueux qui se dirige vers la Palestine. La faute à une vague énorme qui va retourner leur navire et donc mettre un peu de piment dans la soirée. L’aventure du Poséidon, dont le tournage laissa un goût amer dans la bouche des comédiens – les plus illustres étant Gene Hackman et Ernest Borgnine – a connu un succès triomphal. Il fit par la suite l’objet de deux autres adaptations, pour la télévision (2005) et le cinéma (2006), qui ne laissèrent pas un souvenir impérissable. 

 

Cloverfield film

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Cloverfield de Matt Reeves

Cela avait été une des bonnes surprises de l’année 2008. Le public comme les critiques avaient salué ce film à petit budget, dont le succès allait faire fructifier la mise de départ (il avait coûté 25 millions de dollars et en avait rapporté 7 fois plus). Réalisé par Matt Reeves (Laisse-moi entrer, La planète des singes), Cloverfield raconte l’histoire d’un groupe de jeunes New Yorkais qui va tenter de survivre à l’attaque d’un monstre inconnu (et qu’on ne voit jamais à l’écran) qui a ravagé la ville. Le film avait été filmé dans le style found-footage, c’est-à-dire comme une vidéo amateur faisant croire à un documentaire. Il avait donné lieu par la suite à deux films dérivés : 10 Cloverfield Lane, sorti en 2016 et lui aussi bien accueilli, et The Cloverfield Paradox, qui avait été diffusé sur Netflix deux ans plus tard. Récemment, les studios de la Paramount ont annoncé vouloir donner une vraie suite à Cloverfield, à en croire le site spécialisé The Hollywood Reporter. Le scénario a été confié au Britannique Joe Barton, tandis que J.J. Abrams en assurerait encore la production. Reste à trouver un successeur à Matt Reeves, qui n’a pas été retenu pour ce nouveau projet.

 

2012 de Roland Emmerich

2012 film

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Cinéaste rompu à la catastrophe, un terme qui convient aussi aux scénarios de ses créations, Independance Day et Le jour d’après entre autres pépites, Roland Emmerich avait imaginé, avec 2012, ni plus ni moins que la chute des civilisations. Dans ce film sorti en 2009, qui met en scène John Cusak, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet et Woody Harrelson, la prophétie du calendrier maya finit par se réaliser. Ça pète de partout, et force est d’avouer qu’entre les invraisemblances et les clichés, on a parfois envie de rire. En bon spécialiste des chantiers de démolition, Emmerich nous propose un tout-en-un de colères naturelles, du tsunami au tremblement de terre en passant par l’éruption volcanique. Très gros succès commercial à travers la planète, avec près de 800 millions de dollars de recettes, 2012 avait attiré quelque 4,6 millions de spectateurs en France… dont l’auteur de ces lignes. Personne n’est parfait.