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La Sarre vient d’entrer dans un nouveau siècle : début janvier, la région qui fut tour à tour allemande, française et indépendante vient de fêter son 100ème anniversaire.

C’est avec l’entrée en vigueur du Traité de Versailles le 10 janvier 1920 que commence l’histoire de la Sarre. Alors que ce territoire est placé sous l’autorité de la Société des Nations, c’est la première fois que ses frontières sont réellement fixées. Au fil des années, et des conflits qui ravagèrent la région, elle deviendra l’objet de convoitise des gouvernements allemands et français, en particulier pour ses mines de charbon. En 1935, sa population choisit son rattachement à l’Allemagne d’Hitler. Après la Seconde Guerre mondiale, la Sarre fait d’abord partie de la zone d’occupation française puis se dote en 1947 d’un statut qui en fait de facto un état indépendant. Après un nouveau référendum en 1955, les Sarrois choisissent finalement leur rattachement définitif à l’Allemagne. En cette année anniversaire, une exposition itinérante qui rappelle les méandres de l’histoire sarroise fait le tour des écoles de la région. Car même si ce destin singulier semble bien loin à la jeune génération, il a contribué à forger la mentalité sarroise. Aujourd’hui, la Sarre compte environ un million d’habitants répartis dans six cantons et il s’agit proportionnellement de la région allemande où les habitants sont le plus engagés dans le milieu caritatif. La vie associative qui, à l’heure du numérique, a tendance à perdre de la vigueur bat son plein en Sarre, en effet il n’est pas rare pour un Sarrois d’être membre dans cinq ou six associations. A l’occasion de son centième anniversaire, la Sarre doit cependant relever un nouveau défi de taille : le déclin de l’industrie sidérurgique et du secteur de l’automobile qui représentaient depuis la fermeture des mines le principal tissu économique de la région.